La Ménagère

A quelques pas du Palazzo Medicis Riccardi, La Ménagère retient l’attention des passants par ses grandes baies vitrées et sa petite terrasse fleurie.

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Si cet espace abritait à l’origine une boutique de produits ménagers (d’où son nom « La Ménagère »), la famille Manfredi a su tirer parti de ces différentes salles en leur donnant à chacune une fonction. Avec ses 1500 mètres carrés situés au 8 Via dei Ginori, La Ménagère propose à l’instar d’un concept store, un bistrot, un restaurant, une salle de concert de jazz et un espace ouvert où l’on trouve un fleuriste ainsi quelques objets de décorations d’intérieur.

Idéale pour s’y installer pour prendre un verre ou un café mais aussi pour travailler, l’ambiance y est calme et chaleureuse. Cela est certainement dû à la volonté du dirigeant de cette entreprise, Marco Manfredi, qui a rendu cet espace attrayant en faisant appel à une équipe d’architectes qui a su combiner le style vintage avec une architecture industrielle.

Pâtisseries, brunch, café ou cocktail, il y en a pour tous les goûts ! Ouvert de 7h30 pour les plus matinaux à 2h pour les plus festifs, La Ménagère propose des petits déjeuners anglais et continentaux. À midi ils servent des déjeuners, des salades et des sandwichs, l’après-midi des pâtisseries faites maison évidemment pour le gouter et enfin pour l’apéritif ils proposent une large sélection de cocktails et boissons accompagnés de tapas.

Quant au restaurant, meublé d’une immense table pouvant accueillir pas loin de 60 personnes, il propose le soir un menu gastronomique. La carte n’est pas exhaustive, mais offre des produits de saison ainsi que des ingrédients simples pour préparer des plats raffinés. Comptez environ 50€ par personne pour un plat, un dessert et un verre de vin.

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Cet endroit est notamment idéal pour les étudiants qui y viennent travailler l’après-midi en buvant un café et en dégustant une pâtisserie et qui y restent souvent pour l’apéritif.

PS : Les vendredis et samedis soir c’est à leurs concerts de jazz qu’il faut se rendre !

Une bonne adresse donc si vous passez par Florence à toute heure de la journée !

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The Big Apple

A l’ombre des buildings, j’ai eu en Janvier l’occasion de visiter New York en un week-end. C’était certes court mais intense, j’ai adoré !

Avec des objectifs précis et un emploi du temps organisé, j’ai réussi quasiment à parcourir la ville de long en large.

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La statue de la liberté et Ellis Island ont été mes premières visites. J’avais pour ne pas perdre de temps pris un charmant petit hôtel au cœur de Manhattan. Situé non loin du métro Grand Central, j’ai pu facilement me déplacer. Je suis partie en bateau de Battery Park vers 10h. Pour ne pas perdre du temps, on m’avait indiqué qu’il était plus intéressant de prendre le ferry à cet endroit avant 11h. Effectivement je n’ai quasiment pas attendu. J’ai adoré la visite d’Ellis Island, cela m’a permis de mettre un lieu et des explications sur mes cours de lycée. Cela m’a également permis de comparer un tel évènement avec notre actualité européenne, c’était très émouvant.

Pour mieux sentir la ville et son ambiance, j’ai choisi de faire un maximum de choses à pied. Après m’on excursion à Ellis Island, de Battery Park, j’ai rejoint Soho, China Town et Little Italy en passant par le mémorial du World Trade Center. Ces « petits » quartiers regorgent de restaurants et jolies boutiques aux trésors inespérés.

Mon escapade m’a menée ensuite jusqu’au Union Square Greenmarket situé juste à côté du Flatiron. L’occasion de se ravitailler en fruits, légumes, produits locaux et sublimes bouquets de fleurs séchées.

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Quelques photos plus tard et un panier de fruits à la main, je suis tombée sur Times Square où j’ai pu acheter mon billet pour aller voir la comédie Musicale « The Lion King » au théatre Minskoff. Je ne voulais pas partir de NYC sans avoir vu de comédie musicale sur Broadway ! Je vous conseille d’aller directement au guichet plutôt que de réserver sur internet, ça ne m’a couté que 99$ alors que sur internet le prix était de 130$.

En attendant le spectacle qui commençait à 20h, je me suis rendue au Guggenheim où il est possible de payer le prix que vous souhaitez tous les Samedis entre 17h45 et 19h45. L’exposition actuelle présente l’artiste Hilma af Klimt « Paintings for the Future » jusqu’au 23 Avril. J’ai beaucoup aimé la scénographie de l’exposition et l’architecture du bâtiment qui donne un angle de vue différent des musées traditionnels.

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The Lion King a terminé ma première journée en beauté ! Le spectacle était tout simplement magique, les costumes, la mise en scène et les acteurs ont été fabuleux.

Mon deuxième jour a débuté au sommet de l’Empire State Building, la vue était sublime, un 360° sur la ville de New York, de quoi vous émerveiller en essayant de repérer les endroits que vous avez visités la veille ou que vous souhaitez visiter dans la journée ! J’ai eu beaucoup de chance je n’ai pas eu besoin d’attendre une minute, il n’y avait personne !

Après une descente vertigineuse, je me suis promenée le long de la 5th Avenue, en admirant les vitrines des enseignes de luxe. Attirée par des chants, je suis entrée dans une église, où j’ai pu assister à la fin de la messe. Après être passée devant Tiffanie&Co et m’être imaginée dans la peau d’Audrey Hepburn dans le sublime film « Diamant sur canapé », je me suis rendue à Central Park pour y admirer les écureuils et prendre une bouffé d’air frais.

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J’ai par la suite rejoint le Chelsea Market où j’ai pu déjeuner un délicieux Burger et chiner de superbes boucles d’oreilles ! Cet endroit regorge de restaurants tous aussi charmants les uns que les autres, cela rend d’ailleurs le choix difficile. Au fond du bâtiment se trouvait un petit concept store avec de nombreux stands de bijoux, maroquinerie, vêtements et accessoires issus de petites marques niches.

Le ventre bien remplix, et comblée par l’achat de mes boucles d’oreilles, j’ai entamé ma promenade digestive le long de la Hight line. Cette ancienne ligne ferroviaire aérienne du Lower West Side a été réaménagée en parc linéaire urbain suspendu. C’est très agréable puisqu’elle traverse le quartier de Chelsea, de Manhattan à New York, dans les airs. On peut y croiser des œuvres street art, des petits coins de verdure aménagés.

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De Chelsea, je me suis rendue au Brooklyn Bridge, je ne pouvais pas quitter NY sans avoir vu ce fameux pont ! Je m’y suis donc promenée avant de rejoindre le quartier de Brooklyn et d’y découvrir ses trésors ! Après avoir flané dans le quartier pendant quelques heures (ce n’est d’ailleurs pas suffisant), j’ai rejoint Williamsburg à pied pour y prendre le métro et rentrer me reposer un peu et préparer mon départ prévu le lendemain.

Malgré la courte durée de mon séjour, je suis ravie d’avoir pu passer 48h à New York. Il s’agissait à l’origine de notre cadeau d’anniversaire de 20 ans mais nous avions du mal à faire concorder nos agendas (avec mon frère jumeau). J’y suis finalement allée sans lui…Nous trouverons l’occasion d’y retourner ensemble, je n’en doute pas !

La FIAC

De la place Vendôme aux Tuileries, en passant par la place de la Concorde et le Petit Palais, c’est surtout au cœur du Grand Palais que se déroulait la 45eme édition de la FIAC le week end dernier.

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Longtemps réservée à une élite passionnée d’art, désormais la FIAC s’est popularisée et accueille volontiers les plus curieux d’entre nous.

Véritable lieu de rencontre entre les galeristes, les collectionneurs, les conservateurs mais aussi les directeurs de musées, cette foire est devenue un évènement majeur du calendrier artistique international qui place Paris au centre du monde de l’art, le temps d’un week end.

193, c’est le nombre de galeries issues de 25 pays différents qui répondent présent pour cet évènement majeur. La Grèce et le Pérou ont été les nouveaux arrivants de la 45e édition.

Néanmoins, si le Grand Palais est le point de rendez-vous incontournable de la FIAC, il est aussi très intéressant et divertissant de parcourir la Capitale française pour découvrir diverses performances.

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La place Vendôme, par exemple, est chaque année investie par des artistes en collaboration avec la Galerie Perrotin. Cette année, ce sont les étoiles des artistes Elmgreen & Dragset qui ont envahi le sol. Accessible à tous, cette année, ce duo d’artistes nous a présenté cent étoiles de mer échouées sur la Place. A la différence des sculpture monumentales que nous avons l’habitude de rencontrer, ces petites créatures sont, selon la légende, les reflets sous-marins des astres présents dans le ciel. Une belle performance permettant de rappeler que la vie de ces mystérieux êtres est, comme beaucoup d’autres espèces aquatiques, menacée par la pollution.

 

La FIAC Hors les Murs s’étendait jusque dans l’une des suites du récemment nommé Palace Parisien, Le Crillon. L’occasion de visiter à la fois ce sublime écrin luxueux ainsi qu’une sélection d’œuvres inédites de Murakami par exemple.

Pour ma part, je n’avais pas encore eu l’occasion de participer à cette Foire, cette édition a donc été une première pour moi.

Désireuse de découvrir à la fois le Crillon et les œuvres de la Galerie Perrotin, je me suis alors dirigée vers la place de la Concorde. Sur le chemin je me suis arrêtée Place Vendôme pour admirer les œuvres des artistes Elmgreen & Dragset. Malheureusement la visite du Crillon se faisait à 15h… N’ayant pas pu réserver de place (l’évènement était complet), je me suis finalement promenée dans l’hôtel, à la découverte de trésors ! Avec mes amies, nous en avons trouvé ! Nous sommes finalement tombés sur l’artisan du cuir qui s’occupe de sublimer les souliers mais aussi les sacs des clients et clientes du Palace. Une très belle rencontre puisqu’il nous a passionnément raconté son parcours et son métier, des étoiles dans les yeux. Nous sommes donc reparties un petit peu déçues de ne pas avoir pu admirer le salon dédié à la Galerie Perrotin mais satisfaites de notre visite et de notre découverte.

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Mais nous voulions notre revanche, nous nous sommes donc rendu au Grand Palais le Samedi afin de profiter du panorama d’art contemporain et moderne qu’offraient les différentes galeries présentes. Gagosian, White Cube, Templon, Perrotin et tant d’autres galeries présentaient les œuvres de leurs artistes.

Nous y avons découvert des œuvres engagées, comme cette installation « the diffrence between sex and gender » de l’artiste Puppies Puppies, des œuvres monumentales comme celle présentée par la galerie Gagosian de l’artiste Michael Heize, connu pour utiliser des matériaux issus de la nature. Mais aussi des œuvres participatives, comme le Random Triangle Mirror d’Anish Kapoor, présenté par la galerie italienne Massimo Minini. Un miroir composé de pièces de miroir assemblées, une œuvre qui porte bien son nom puisque l’on découvre le reflet de notre corps complètement déformé en se regardant, oeuvre parfaitement actuelle puisqu’elle prône notamment les tendances narcissiques de notre époque où l’individu se place au centre de tout.

A l’année prochaine pour la 46e édition ?

La REcyclerie

Partage, c’est le maître mot de cet endroit installé au cœur de l’ancienne gare d’Ornano, la Recyclerie.

Situé sur la petite ceinture, à la sortie de la station de métro Porte de Clignancourt, c’est un havre de paix que l’on découvre, doux mélange entre jardin, vide grenier et cuisine.

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C’est dans ce lieu multi usages que se rencontrent des étudiants du campus de la Sorbonne, des chineurs des Puces de Saint-Ouen mais aussi des habitués du quartier qui discutent et se retrouvent autour d’un verre, d’une activité ou d’une assiette.

Un café restaurant basé sur des valeurs éthiques et écologiques ; réutiliser, recycler et réduire. On peut y boire et y manger des produits frais, de saison mais aussi locaux. Idéal pour les végétariens et les adeptes du gluten free; pâtisseries et plats sont proposés par un petit camion de street food qui s’installe tous les midis sur la terrasse. En plein après-midi, nous avons choisi de prendre un thé froid au jasmin accompagné d’une délicieuse tarte au citron, autant vous dire qu’avachis dans leurs canapés moelleux le long de la petite ceinture, nous les avons savourés. Les plats sont simples et bon marché, idéal pour un lunch sans se prendre la tête.

Des cours de cuisine sont notamment organisés tout comme des ateliers DIY, des collectes, des trocs ou encore des ateliers de bricolage. Parfait pour se distraire et prendre du bon temps un samedi après midi !

Vous aimez les décorations authentiques faites de récup et d’objets chinés ? Vous allez apprécier l’intérieur de la Recyclerie, le grand comptoir a été entièrement réalisé avec l’ancien plancher de la gare, les lampadaires sont ceux de la ville de Paris, les chaises et les tables sont quant à elles totalement dépareillées. Et tant d’autres petits détails qui donnent du cachet et de l’originalité à cet endroit. Le tout déniché par des spécialistes de seconde main, inspirés notamment par les Petersham Nurseries de Londres.

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Pour le coté écologique, des poules et un coq vivent le long de la petite ceinture, nourris par les restes du restaurant. Un jardin est dédié aux herbes aromatiques, 4 ruches sont installées ainsi que des potagers autogérés et des systèmes de récupération d’eau de pluie et de compost. Autant vous dire que les déchets sont réduits au plus petit poids possible grâce aux poules, certes, mais aussi à l’ingéniosité de tout ce système.

Il s’agit d’un projet mis en place par des associés issus de milieux totalement différents, en charge, auparavant, du Comptoir Général, du Divan du Monde ou encore de la Machine du Moulin Rouge.

Une chouette découverte ou je retournerai avec grand plaisir pour souffler un peu, et prendre du bon temps en sirotant un de leurs délicieux thés froids (ou une bière artisanale selon les excès de la semaine …)

La disparition de Stéphanie Mailer

Après avoir dévoré « La vérité sur l’affaire Harry Québert » et « Le livre des Baltimore », je n’ai pas su résister à « La disparition de Stéphanie Mailer ».

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Un pavé de 640 pages imaginé par l’auteur genevois, Joel Dicker. Comme les deux précédents, l’action se déroule aux Etats Unis, exactement à Orphéa une petite ville balnéaire située non loin de New York. C’est dans cet endroit supposé paisible et reposant qu’est commis en 1994 un quadruple meurtre. Qui a assassiné le maire de la ville, sa famille, ainsi qu’une innocente joggeuse ? L’affaire était bouclée depuis 20 ans lorsque Stéphanie Mailer, journaliste locale, disparaît après avoir avoué au policier Jesse Rosenberg, enquêteur à l’époque dans cette affaire, que le meurtrier n’est pas celui que l’on croyait, et se trouve donc encore dans la nature.  C’est en enquêtant sur sa disparition que Jesse Rosenberg, à quelques jours de sa retraite, découvrira qui était le véritable meurtrier de la famille Gordon et de Meghan Paladin.

Si les personnages sont nombreux et qu’il est difficile de s’y retrouver, c’est parce que Joël Dicker plante dès le début le décor de son roman en donnant de nombreux détails sur la vie de chacun des protagonistes. Ils sont certes quelque peu caricaturés et stéréotypés mais restent tout de même divertissants. Pour ne pas nous perdre, des piqûres de rappel nous permettent tout au long du livre de se retrouver et de mieux comprendre leurs décisions et comportements.

L’intrigue est captivante, comme elle l’etait pour ses précédents ouvrages. Il est difficile de lever le nez du roman, si ce n’est pour aller piquer une tête dans la mer ou la piscine tellement l’on est captivé.  On se perd, se retrouve, fait un saut dans le passé, puis retourne dans le présent, on change de point de vue, tant de choses qui nous maintiennent en haleine pendant de longues pages.

Même si je n’ai pas retrouvé l’alchimie portée par son premier roman, « L’affaire Harry Québert », j’ai tout de même apprécié cet ouvrage, long certes, mais captivant. C’est, je trouve, un livre idéal pour des vacances à la plage, à feuilleter au bord de la piscine…

Gucci Garden

Anciennement musée Gucci, le Gucci Garden prend le relais pour offrir aux amoureux de la marque et aux visiteurs de Florence, une expérience inédite au cœur du Palazzo della Mercanzia.

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Tel un cadeau d’anniversaire, pour les 19 ans de la marque italienne, c’est Alessandro Michele et Maria Luisa Frisa qui décident d’offrir au public du monde entier une immersion totale dans l’univers Gucci.

Un nouvel espace composé de plusieurs pièces, avec au rez-de-chaussée une boutique de produits exclusifs, conçus pour l’évènement. Si vous le voyez partout mais ne le trouvez nulle part, c’est parce que vous n’êtes pas allé à Florence ! Et oui le fameux tote bag rose que l’on aimerait emmener à la plage cet été se trouve bien au Gucci Garden.

C’est en montant à l’étage que vous découvrirez différentes salles d’expositions aux thématiques diverses, révélant les archives de la maison mais aussi les différentes inspirations des directeurs artistiques qui ont participé à la renommée de la maison.

On retrouve dans la salle Guccification le fameux logo GG, reprenant les initiales du créateur de la marque, Guccio Gucci. Un homme florentin d’origine qui, avant de travailler dans la maroquinerie, était porteur de bagages dans de grands hôtels à Londres. Il ouvrira d’ailleurs sa première boutique dans sa ville natale, Florence.

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Si dans la salle Paraphernalia on retrouve tous les codes de la maison tels que le mors, l’étrier, le bambou, mais aussi le logo et tant d’autres clins d’œil empruntés à l’univers équestre, c’est dans la salle Cosmorama que l’on retrouve le portrait du consommateur Gucci.

En déambulant dans les salles on retrouve des créations des directeurs artistiques précédant Alessandro Michele, tels que Tom Ford, avec son univers porno chic ou encore Frida Giannini.

On retrouve notamment de magnifiques pièces faites en peaux exotiques datant des débuts de la marque. Guccio Gucci vendait alors uniquement des bagages, certains clients fortunés venaient avec leurs propres peaux, d’éléphants, de girafe, d’alligator, et les confiaient au créateur afin qu’il produise une pièce exclusive sur mesure.

Un superbe jeu sur le passé et le présent rythme l’exposition. Si de somptueuses fourrures sont d’ailleurs exposées, c’est parce qu’il s’agit de pièces qui ne feront plus partie de l’avenir de Gucci puisque la marque s’est engagée pour la cause animale en bannissant la fourrure de ses ateliers de création.

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Si vous cherchez encore le « Garden » en sortant du bâtiment, c’est que vous n’avez pas bien regardé les murs. Effectivement, c’est Jayde Fish, Trevor Andrew ou encore Coco Capitan qui ont dessiné et peint les murs du musée retraçant notamment la faune et la flore si chères à Alessandro Michele.

Pensez à réserver à l’avance pour déjeuner ou diner à l’Osteria, orchestrée par le chef étoilé Massimo Bottura. L’occasion de finir cette sublime découverte artistique, mode mais aussi gastronomique, dans un univers hypnotique.

 

 

 

 

Florence, capitale de la Toscane

Après Milan, c’est à Florence que nous avons posé nos valises. Au cœur de la Toscane, nous avons découvert une région d’Italie bien différente de celle de Milan.

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Du latin « abondance » Florencia rend hommage à la déesse de l’abondance, Flore. C’est notamment pour cela que le symbole de la ville est une fleur de lys, non pas bleue mais rouge.

Si sa cathédrale Santa Maria del Fiore fait beaucoup parler d’elle, c’est parce qu’elle a été construite par la famille de Médicis qui gouvernait la ville de Florence ainsi que la Toscane jusqu’en 1937. Un siècle et 70 ans, c’est le temps qu’il a fallu pour réaliser cette église, et c’est la coupole de Brunelleschi qui clôturera cette construction en beauté. Faite de marbre blanc, vert et rosé, la façade de la basilique est de style gothique.

Plus loin dans le centre historique de la ville, vous tomberez sur la place de la République actuellement en travaux, car des trésors romains y ont été découverts. Il s’agissait à l’époque du point de rendez-vous des artistes. Désormais on y trouve de nombreux cafés et restaurants, dont les plus anciens de la ville comme le Giubbe Rosse par exemple.

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Si vous êtes à la recherche d’une vue sur la ville de Florence, rendez-vous à la Piazza Michelangelo au coucher du soleil pour apprécier ce moment magique.

Lors de notre visite, nous avons eu l’occasion de découvrir l’école du cuir. Une superbe expérience que je vous conseille puisque cette école se trouve dans un ancien monastère. On y retrouve des fresques murales réalisées par le professeur de Michel Angelo. Nous y avons découvert les techniques de dorure à la feuille d’or ainsi que les différents cuirs utilisés pour la maroquinerie. Ici, les artisans sont libres d’exprimer leurs fantaisies, ils travaillent avec leur esprit, leur tête et leurs mains. Du cuir de veau, au cuir d’agneau, en passant par le cuir d’autruche et d’alligator, nombreuses sont les peaux à manipuler avec précaution.

Si vous appréciez la mode et les chaussures italiennes, rendez-vous au musée Ferragamo. Il célèbre et explore le phénomène d’immigration des Italiens aux Etats Unis dans les années 1920-1950. Salvatore Ferragamo est né en Italie du côté de Naples, et quitte sa terre natale à 16 ans pour rejoindre les Etats Unis et apprendre de nouvelles techniques de cordonnerie. Il ouvre alors sa première boutique là-bas et allie l’atmosphère italienne, chaleureuse et confortable aux nouvelles techniques acquises en Amérique grâce aux premières usines de chaussures, ce qui participera à son grand succès et lancera sa carrière.

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Vous avez un petit mal de tête à cause du soleil ? Rendez-vous à la plus ancienne des pharmacies du monde, la pharmacie Moltini qui se situe non loin de la Galerie des Uffizi, elle vaut le détour ! Un véritable écrin pour ces plantes, parfums et médicaments. Visitez ses recoins et découvrez des somptueuses fresques au plafond, et sa décoration qui date du 17eme siècle. Parmi tous ces flacons anciens, se cachent les produits de terroir tels que les savons et eaux de Cologne artisanaux. C’est d’ailleurs Catherine de Médicis qui importera en France l’eau de Cologne italienne.

Nombreuses sont les adresses à découvrir à Florence. Je vous conseille de lire le blog d’Alidifirenze, une jeune femme française qui vit à Florence depuis quelques années et qui partage expositions, évènements, restaurants et autres superbes adresses sur son blog depuis 5 ans.

PS : Si vous en avez le temps, visitez les alentours de Florence, de jolies villes comme Pise ou Livorno sont à une heure de la capitale Toscane. Nous avons eu l’occasion de nous y rendre pendant le week end, c’était très agréable et ces deux charmantes destinations sont desservies par un train.

10 Corso Como

Déjà évoqué dans l’article précédent au sujet de la ville de Milan, 10 Corso Como est l’un des précurseurs du concept store.

A l’origine, Carla Sozzani ouvrait en 1990 une galerie dédiée à la photographie, l’art et le design au 10 rue Corso Como. Sa galerie se transformera en 1991 en concept store et portera le nom de sa rue.

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Si l’on reconnait son logo, un cercle noir et blanc, tourbillonnement de formes arrondies et de boucles, c’est parce que Kris Ruhs l’a rendu iconique. L’artiste américain a notamment designé l’ensemble du concept store dont la magnifique terrasse qui se trouve en rooftop. Un mélange de céramique, de métal, une union entre la nature et l’art, cette terrasse ouverte en 2010 est notamment un oasis de paix pour les oiseaux sédentaires et en migration. Des présentations de livres, et autres petits évènements y sont régulièrement organisés.

De la mode au design, en passant par la musique, l’art, la photo et le lifestyle, on retrouve dans ce lieu une union culturelle et commerciale qui promeut le slow shopping.

Pour la mode, Carla Sozzani ne s’attache pas aux noms des marques mais à leurs créations. Depuis peu l’homme et la femme sont mélangés, on y trouve plus de 100 marques, de Martin Margiela, à Comme des garçons. Ce sont d’ailleurs avec eux qu’elle a commencé à travailler il y a 30 ans, bien avant qu’ils n’aient la notoriété acquise aujourd’hui.  Avec ces créateurs, elle a amené le minimalisme à Milan. Un minimalisme qui dialogue avec la décoration beaucoup plus excentrique du lieu.

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Si ce lieu renferme mode et culture, on peut aussi y déjeuner. Le garden café est un lieu de quiétude où il fait bon de se détendre. Une terrasse envahie par la nature, fleurs et plantes de saison. A l’intérieur, on trouve le restaurant qui donne sur la cour. Vous trouverez sur la carte risotto, pasta, poissons et viande ainsi que des jus fraîchement pressés.

Concernant les expositions, elles changent tous les trois mois, le but étant de présenter des œuvres et des artistes hors du commun. Cela permet d’attirer une clientèle différente de celle de la boutique. L’exposition fait alors le tour du monde, dans différentes galeries mais aussi dans les différents Corso Como puisque depuis 2008 le concept store a ouvert à Séoul, puis Shangai et Bejing. Il va par ailleurs ouvrir à New York dans le quartier de Brookling au courant de l’année 2018.

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Pour ceux qui ne savent pas où loger à Milan, sachez que 10 Corso Como met à disposition 3 sublimes chambres d’hôtel. Un lieu original où séjourner, un oasis de quiétude, de culture et de mode !

 

Milan

C’est à Milan et Florence que nous nous sommes rendus cette année pour découvrir architecture, savoir-faire et culture italienne.

Connue pour son Duomo et sa galerie Vittorio Emanuele II, Milan est une ville industrielle qui regorge de jolis endroits secrets.

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Si elle ressemble à nos passages parisiens, ce n’est pas anodin, puisque la Galeria Vittorio Emanuele II a été créée en 1867 en imitant nos galeries parisiennes, certes plus modeste. Ce grand passage lumineux a été dédié au Roi d’Italie, et est désormais considéré comme un réel monument historique avec sa majestueuse coupole faite de verre et d’acier. Si vous levez les yeux, à l’intérieur, vous y retrouverez des fresques représentant les quatre continents.  Lieu de rendez-vous, et de communication entre les places importantes de la ville, les Italiens s’y xretrouvent tous les matins pour échanger, prendre un café ou un petit déjeûner avant d’aller travailler. La galerie renferme notamment le seul hôtel 7 étoiles d’Europe. Malheureusement il faut être client pour pénétrer à l’intérieur…

Si l’on ne voit qu’elle lorsque l’on arrive à Milan, c’est parce que la Cathédrale est depuis sa création point central de la ville. Créée au 14e siècle, il faudra plus de 400 ans pour achever cette magnifique œuvre, et c’est Napoléon qui terminera la façade. Entre architecturesgothique et baroque, la cathédrale est néanmoins entièrement réalisée en marbre. Si vous souhaitez visiter l’intérieur, une longue queue vous attend, pensez à prendre vos billets d’entrée en ligne pour ne pas vous faire avoir !

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A l’autre extrémité de la Galeria, c’est la place de la Scala que l’on reconnait avec cette grande statue de Leonard au centre.  Pour certains Milanais, il s’agit de la place la plus importante de la ville puisqu’il s’y trouve le théâtre le plus renommé du monde. Créé au 18e siècle, le théâtre prend le nom de « La Scala » qui était le nom de l’église auparavant existante à cet emplacement. Si l’extérieur n’a rien à voir avec l’opéra Garnier de Paris, La Scala est réputée pour son acoustique de grande qualité et son nombre de places important.

Après la visite de ces endroits mythiques milanais, nous avons eu la chance de découvrir les bureaux du magazine Elle Italie, où nous avons  été accueillis chaleureusement. Puis nous sommes allés découvrir l’un des premiers concept store mondial, 10 Corso Como.  Si à l’origine, le souhait de la créatrice, Carla Sozzani, sœur de la directrice du Vogue Italie, était de réunir commerce et culture au même endroit, son pari est réussi. Aujourd’hui le concept store renferme 3 magnifiques chambres d’hôtel, un café, un restaurant, en plus des salles d’exposition et de commerce. L’inventrice de ce lieu s’attache aux créations et non pas aux noms des marques. Elle a choisi pour designer son intérieur un artiste américain, Kris Ruhs qu’elle a rencontré dans les années 70. L’artiste a lui aussi créé le logo noir et blanc du concept store. Il y a 30 ans de cela, elle proposait déjà des marques telles que Comme des Garçons, Martin Margiela qui n’étaient à l’époque pas encore répandues. Véritable précurseur, elle a amené à Milan le minimalisme.

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A la découverte de la gastronomie Italienne, nous nous sommes rendus chez Eataly, un très grand commerce accessible à tous, dont les produits sont choisis avec soin.  Créée en 2007, l’entreprise s’est associée à l’association Slow food pour trouver des petits producteurs locaux.  Enivrés par ces odeurs de charcuterie, de pizza et de fromage italien, il est difficile de ne pas vous arrêter déguster une pizza ou des pâtes fraiches. Cet immense bâtiment, qui renfermait anciennement un théâtre, propose certes des aliments, mais aussi une restauration pour tous les goûts. Poissons, fromage, pizza ou pâtes, les clients peuvent acheter les mêmes aliments qu’ils ont consommés au restaurant.  Pour les amateurs de cuisine, des cours sont organisés, et certains sont gratuits pour les enfants et les retraités afin de transmettre les traditions gastronomiques et d’enseigner aux enfants l’importance des aliments et de leur provenance.

Je n’avais jamais visité Milan auparavant. Nombreuses ont été les personnes qui me disaient ne pas apprécier la ville car il y avait peu de choses à voir. J’ai, pour ma part , été agréablemnt surprise. C’est une ville qui a certes moins de charme que Florence ou Rome, néanmoins je n’ai pas du tout été déçue de ce que j’y ai trouvé. Milan regorge de petites places et endroits secrets qu’il est bon de découvrir en s’y perdant !

Subodh Gupta à la Monnaie de Paris

De la peinture à la performance, la vidéo, la sculpture ou encore la photographie, Subodh Gupta, s’intéresse à toute forme d’art. Lieu propice de rencontre et de débat entre le spectateur et son œuvre, il investit la Monnaie de Paris avec plus de 30 créations dont 2 réalisées pour l’exposition in situ.

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« Adda » qui signifie rendez-vous en Hindi, est le nom donné à cette exposition, ce dialogue, entre la Monnaie de Paris, institution Française qui produit des pièces métalliques depuis plus de 1 150 ans et les œuvres de l’artiste qui transcende cette matière pour en faire des sculptures. L’art contemporain questionne le lieu et le monde qui nous entoure. Qu’il s’agisse de tableaux, de vidéos ou de performances, il investit des lieux de patrimoine pour créer une certaine correspondance entre l’histoire d’hier et d’aujourd’hui.

C’est ce qu’a choisi de faire Subodh Gupta avec ses sculptures emblématiques composées d’ustensiles de cuisine en inox que l’on retrouve dans la plupart des foyers indiens de classe moyenne. La plus connue d’entre elles, « Very Hungry God » occupe le salon principal de l’institution, mise en exergue par le carrelage noir et blanc de la pièce et ses nombreux points de lumière. L’œuvre n’est plus cet objet de contemplation, elle joue avec les éléments qui l’entourent et devient alors une forme d’expérience pour le spectateur qui ne peut se contenter de seulement voir.

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Crée en 2006 à l’occasion de la Nuit Blanche de Paris, à l’Eglise Saint-Bernard, il va le soir même de l’ouverture cuisiner une soupe indienne et la distribuer aux travailleurs sans papiers qui occupaient alors l’Eglise. Cet acte vient parfaitement compléter son œuvre, qui évoque l’abondance des mondes riches en contradiction avec la quête perpétuelle de nourriture et de chaleur de certaines populations. Le collectionneur François Pinault fera l’acquisition de cette œuvre qui deviendra la signature de l’artiste.

Passionné de cuisine, Gupta présente au travers de ses créations la culture indienne et ses plats traditionnels. On y découvre le pétrissage de la pâte à pain, qui devient son œuvre « Seven Billion Light Years ». Si les objets utilisés par l’artiste sont libérés de leurs fonctions et mis à l’arrêt par leur transfiguration en bronze ou en laiton, c’est parce qu’ils sont porteurs d’une histoire. L’artiste est fasciné par l’aspect rutilant de cette vaisselle peu onéreuse qui symbolise la prospérité. Il compare les ustensiles de cuisine déformés par les cuissons à des astres. Ses œuvres les plus récentes font de la nourriture une allégorie de l’univers et du cosmos.

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Le cosmos est aussi prépondérant dans son œuvre « Anahad » qui transforme un signal sonore en une intense vibration faisant soudainement trembler les panneaux métalliques disposés dans la salle. Le visiteur voit alors sa silhouette se déformer et ne faire plus qu’un avec ce qui l’entoure. Une vibration cosmique qui n’a ni début, ni fin, qui transcende l’espace et le temps.

Enfin, l’exposition se poursuit dans la cour intérieure de la Monnaie de Paris, où l’on retrouve des sculptures monumentales dont « People Tree », conçue par l’artiste spécialement pour l’occasion. Inspiré de Marcel Duchamps et de son « readymade », Subodh Gupta évoque au travers de ces matériaux une multitude de métaphores socioculturelles.

L’exposition se déroule 11 quai de Conti jusqu’au 26 Aout 2018 !